L’industrie de la mode et de la confection textile connaît de nos jours une évolution majeure. Celle qui porte bien évidemment sur la délocalisation de la production textile et des vêtements en masse. Aussi, nous pouvons souligner la montée en puissance de l’Afrique qui est appréciée pour sa capacité de production en masse et sa capacité à respecter les normes internationales. Par ailleurs, notons que ce continent est une opportunité pour les entreprise qui recherchent une production de chaînes de valeur plus éthiques et compétitives.
C’est au cœur de cette dynamique qu’on retrouve Africa New Confection S.A, une entreprise béninoise devenue un acteur clé de la production textile à grande échelle, au service des marchés africains, européens et américains.
Les origines d’un projet textile à fort impact social
M. Isidore KOUTON a été témoin d’une tragédie qui l’a marqué de façon considérable. Et cela lui a donné l’idée de créer une petite initiative visant à fournir aux tailleurs béninois les machines dont ils ont besoin pour mettre en valeur leur savoir-faire. Ce qui leur permettrait naturellement de gagner leur vie et ainsi de subvenir à leurs besoins quotidiens. Ainsi, cette réflexion profonde sur l’avenir des artisans africains, et plus particulièrement des couturiers, qui sont souvent exclus des circuits industriels et économiques formels, se présente comme une opportunité. Et de cette prise de conscience est née l’idée de créer un centre structuré de confection de vêtements capable de former, d’équiper et d’intégrer professionnellement les couturiers défavorisés.
Professionnalisation et transfert de compétences textiles pour l’Europe-Afrique
Dans une logique de montée en gamme et de professionnalisation, Monsieur Isidore KOUTON importe dès 2007 des machines industrielles de la République Tchèque. En effet, cette initiative illustre très vite un premier modèle de coopération textile Europe-Afrique. Afin de parfaire cette collaboration évidente, un formateur-technicien tchèque séjourne pendant un mois à Cotonou afin d’assurer :
- le montage des machines,
- la formation technique,
- la maîtrise des standards industriels de production textile.
En fait, c’est cette étape qui marque une rupture avec l’artisanat traditionnel pour ouvrir une nouvelle voie à une production textile semi-industrielle, conforme aux exigences internationales.
Naissance d’Africa New Couture : Premier pas structurel de la mode au Bénin
Le 13 novembre 2008, Africa New Couture voit officiellement le jour à Cotonou, dans le quartier d’Ayélawadjè, sous le numéro d’enregistrement RCCM RB/COT/08 A 5319. En réalité, c’est un atelier qui répond à des besoins démographiques et sociaux. Il s’adresse principalement aux populations défavorisées qui souhaitent se former et développer leurs compétences en tant que couturiers. En effet, ce modèle repose essentiellement sur :
👉 Un recrutement et la formation gratuite des couturiers,
👉 Une possibilité de revenus immédiats,
👉 L’accompagnement vers l’installation à leur propre compte.
Ce concept annonce une industrie de la mode inclusive qui allie impact social et performance économique.
Mode Afrique et opportunités d’exportation internationale (AGOA)
Lors d’un atelier organisé par la Chambre de Commerce du Bénin, un projet d’envergure est en effet présenté. Il s’agit de la production de 10 000 blouses médicales par mois destinées au marché américain.
En réalité, c’est un projet qui s’inscrit dans le cadre de l’AGOA (Africa Growth and Opportunity Act). On parle ici d’un accord commercial qui facilitera l’exportation des produits africains vers les États-Unis, sans droits de douane. Pour cette raison Africa New Couture décide de s’engager dans ce projet. Ce qui a marqué une nouvelle étape vers la mode africaine orientée export.
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De l’atelier à l’usine : Africa New Confection S.A
Afin de répondre aux exigences de la production textile internationale, une restructuration complète est engagée. En effet, le 5 septembre 2013 l’entreprise change de statut et devient officiellement Africa New Confection S.A. C’est celle-ci qui sera enregistrée sous le RCCM RB/COT/13 B 10471, avec la construction d’un bâtiment R+5 dédié à la confection industrielle.
Cette transformation permet :
- l’augmentation des capacités de production,
- la conformité aux standards internationaux,
- l’intégration aux chaînes de valeur mondiales de la mode.
Délocalisation textile et partenariats internationaux
Grâce au partenaire Made in Africa, devenu Ethical Apparel Africa (EAA) sous la tutelle de l’USAID, Africa New Confection réalise :
👉 Son premier test d’exportation vers Londres, pour la marque IRVIEN,
👉 Puis en 2017, son premier conteneur exporté officiellement vers les États-Unis sous AGOA.
Ces étapes positionnent l’entreprise comme un acteur crédible de la délocalisation textile vers l’Afrique, capable de répondre aux attentes des marques internationales.
Capacité de production textile au Bénin aujourd’hui
Aujourd’hui, Africa New Confection S.A. représente un exemple concret du potentiel industriel textile du Bénin :
👉 89 employés qualifiés
👉 20 000 pièces produites par mois
👉 200 machines industrielles supplémentaires
👉50 000 unités par mois comme objectif de l’ANC s.a
👉 225 nouveaux emplois créés
👉 accompagnement technique continu de l’USAID et d’Ethical Apparel Africa
Ces chiffres confirment la capacité du Bénin à devenir un hub régional de production de vêtements en grande quantité.
Industrie de la mode : tendances et business international
Africa New Confection S.A. illustre donc parfaitement les tendances majeures de l’industrie de la mode internationale. En fait, nous sommes désormais en mesure de nous conformer aux exigences de la monde internationale. Par ailleurs, grâce à notre expérience et à notre capacité d’adaptation à la production en masse de vêtement, nous arrivons à satisfaire nos nombreux partenaires. L’ANC répond donc très bien à la :
👉 Relocalisation partielle hors d’Asie,
👉 Montée de l’Afrique comme zone de production stratégique,
👉 Recherche de chaînes d’approvisionnement éthiques,
👉 Production à grande échelle pour les marchés européens et américains.